Contrairement à l'idée largement répandue,
l'euthanasie ne renforce pas le droit des malades mais augmente encore,
paradoxalement, le pouvoir des
médecins. C'est en réalité un geste d'une grande violence qui n'apaise pas la
fin de vie des patients et de leurs proches mais qui, au contraire, multiplie
les deuils pathologiques et génère une division des équipes soignantes. Ce que
l'on présente comme une idée progressiste, qui pouvait encore faire illusion dans
les années 1970, lorsque les moyens de lutte contre la douleur étaient limités
et les médecins souvent enfermés dans la toute-puissance, est un concept devenu
archaïque.
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